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KBA#6 est une co-production Drom / La Grande Boutique soutenue par le CNV, l'ADAMI, la SPEDIDAM,

la DRAC Bretagne, la Région Bretagne, et les départements du Finistère, Côtes d'Armor, Morbihan.

[...] De retour au Quartz en début de soirée, devant des panneaux à l'esthétique japonisante animés par des ombres, des ondulations et des couleurs chatoyantes, la KBA#6 et Mehdi Haddab nous ont emmenés dans un voyage digne des plus grandes pérégrinations de la pensée. Un premier concert qui sera à l'image de cette dernière soirée du festival mettant à l'honneur l’expérimentation, via la machine, des musiques traditionnelles, au-delà de ce que l’entendement et l’imagination peuvent concevoir. Distorsions saccadées, envolées planantes soutenues, vibrations du rock portées

par le oud électrifié de Mehdi, tous les ingrédients étaient là pour nous amener là où nous ne l'attendions pas, là où la créativité bretonne sait donner le meilleur de ce qu'elle porte déjà en son sein. Donnant un rôle jusqu’alors inédit aux sonorités électroniques – synthétiseurs, boites à rythmes, samples de collectages de musiques traditionnelles, thérémine, instruments à vent et guitares chargés d’effets – cette formation ne lésine pas sur les moyens avec, au-delà du chant puissant de Centre-Bretagne, un panel d'instruments acoustiques allant des cordes du oud et bouzouqs, aux ritournelles de la vielle à roue en passant par les souffles des flûtes, de la clarinette, de la trompette et autre tuba. Prenant pour thème la vie de gens dépravés, aux mœurs légères, entre gwerz crépusculaire et dark ambient, musique contemporaine et répertoire moyen-oriental, paysages sonores ancestraux et futuristes,  la nouvelle formation d'Erik Marchand aura su, comme à l’accoutumée depuis la première Kreiz Breizh Akademi en 2003, réussir le pari de l'éclectisme et restituer avec force une atmosphère délétère et onirique. [...]

Sandrine Le Coz - Déc 2017 | akhaba.com

" Kreiz Breizh Akademi n° 6 privilégie l’électro. Dirigés par Erik Marchand, ses onze musiciens et chanteurs bidouillent sons et voix, entre turbo folk, pop orientale, trip hop ou dañs-trañs [...]

Branché électro, ce qui pourrait sembler presque conventionnel de nos jours, ce sixième collectif KBA a, quand même, un côté extravagant. « Habituellement, l’électro, c’est un ou deux musiciens derrière des machines et un producteur qui amène sa patte, commente Catherine Bihan-Loison, coordinatrice KBA. Là, s’est monté un big band de onze musiciens, tous calés en musiques électros, c’est-à-dire onze producteurs différents qui proposent leurs arrangements ! »

Ils bidouillent tous leur son

Pour le projet Pobl ’ba’r machin[e] (le peuple dans la machine), chacun de ces artistes devenu « musicien des musiques modales de tradition savante et populaire » a donc voix au chapitre : « On a construit le collectif en fonction des musiciens, un exercice complexe, reconnaît Erik Marchand, directeur artistique. Les musiques modales n’ayant pas d’esthétique particulière, puisque c’est juste une manière de comprendre et penser la musique qui s’applique à tous les styles à travers le monde, toutes les émissions de sons restent donc concevables. »

Aux côtés d’Anthony Provost aux claviers, Joachim Mouflin au bouzouk, Antoine Peran à la flûte traversière, Olivier Catteau à la clarinette, Gaspard Deloison à la guitare et à l’oud et Brian Ruellan à la trompette, tous les musiciens utilisent pédaliers, samples ou pads, dans le cas du batteur, Benoît Guillemot. Même Grégoire Chomel-Barbedor et son serpent, cet ancêtre tordu du tuba, privilégie l’électronique. Ce qui n’empêche pas, évidemment, des moments acoustiques de son « pur »…

« Depuis nos débuts, en 2003, le concept de musique modale est devenu plus pertinent, moins expérimental, continue Erik Marchand. Et les musiciens qui nous rejoignent possèdent déjà des connaissances approfondies, savent où ils veulent a
ller. Le public aussi a évolué, grâce à des artistes comme Ibrahim Maalouf. C’est très motivant. »


Des envolées remarquables
Constante de la formation, la voix, toujours chantée en breton, dans ses variantes locales, celles du kan ha diskan et des gwerzioù, appartient d’abord à l’unique femme du collectif, Estelle Beaugrand. Remarquables, ses envolées sont contrebalancées par la voix, plus « roots », de Paul Salaün.

On entend aussi l’influence des conseillers artistiques : que des fortes personnalités, comme Mehdi Haddab, Skander, Titi Robin, Bojan Z, François Corneloup, Olivier Sens… Turbo folk, pop orientale, trip hop, dañs-trañs, KBA 6 va envoyer en direction du dancefloor. "

 

Frédérique Guiziou (Ouest France - Mai 2017)

[...] quand le peuple (breton) entre dans la machine et s'y trouve bien à son aise. "Le résultat est époustouflant et assurément enthousiasmant."
[...] abandonner [...] le noir et le blanc des 12  demi-tons du clavier occidental, pour jouer et chanter comme les vieux ruraux...
La patte Kreiz Breizh Akademi...
[...] le public averti et la critique vertueuse [...] cherchent des yeux la formule magique “ancien membre de Kreiz Breizh Akademi”...
[...] C’est  une mélodie intrigante et  envoûtante qui  résonne dans  le hall  du Novomax,  à Quimper (Finistère)...
La 6ème promotion de Kreiz Breizh Akademi, [...] est accueillie pour quelques jours au Novomax...
La Kreiz Breizh Akademi saison 6 fait escale à l'Abbaye de Beauport cette semaine ...
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